DOM JUAN REMIX (2020)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du 29 octobre au 2 novembre 2020, à 18h00

Théâtre de la Cité Internationale (Paris)

 

 

 

Montage et mise en scène Sara Llorca

D'après "Dom Juan" de Molière ; chansons "Cul béni", "Pipeau", "Au Diable Dieu" de Brigitte Fontaine et "Don Juan" de Georges Brassens ; extraits de "King Kong Théorie" de Virginie Despentes (Éd. Grasset), de "Que ferai-je, moi, de cette épée? (Approche de la loi et du problème de la beauté)" d'Angelica Liddell (Ed. Les solitaires intempestifs), de "4.48 Psychose" de Sarah Kane (Éd. L'Arche), de "Oeuvres" de Antonin Artaud (Éd. Gallimard Coll. Quarto), de "Miracle de la rose" de Jean Genet (Ed. Gallimard Coll. L'Arbalète), de "L'érotisme" de Georges Bataille (Éditions de Minuit), et du "Gai savoir" de Friedrich Nietzsche (Éd. Gallimard Coll. Folio Essai).


Avec Eloïse Guérineau (Antonin, Elvire), Hugo Lecuit (Dom Juan), Inès Naoun (La Mère), Emma Prin (Charlotte, Le Commandeur), Coline Rage (Virginie, Elvire), Quentin Raymond (Dom Juan)


Musique live (composition et arrangement) Benoît Lugué


Scénographie et costumes François Gauthier-Lafaye assisté de Clément Rivet
Lumières Camille Mauplot
Régie générale et plateau Julie Roëls
Dramaturgie Guillaume Clayssen
Assistante Céline Lugué
Administration et production Émeline Hervé

Production Compagnie du Hasard Objectif

Coproduction PSPBB/ESAD Paris

 

Remerciements à l’Ecole de la Respiration Sandra-Romond, Catherine Rétoré, Benjamin Dupuis, Maxence Laux et Virginie Despentes

 

 

PRESENTATION


Une jeune troupe de théâtre du XXIème siècle se saisit avec ardeur du mythe de Dom Juan. Le projet, amorcé il y a 3 ans avec les étudiants de l'ESAD Paris (promotion 2020), explore les questions de la parole subversive au théâtre et celle de l'insoumission de l'individu face à la société. La pièce de Molière fait office de punching-ball : les acteurs la déconstruisent à vue, la malmènent, la perforent, l’éventrent, y ajoutent ici et là d’autres langues, d’autres points de vue, contemporains, la mettent en critique, créant des contrepoints, des échos revigorants ! Pour enrichir et développer le propos de Molière, Sara Llorca a cherché des échos dans la littérature contemporaine (Antonin Artaud, Virginie Despentes, Angelica Liddell, Georges Bataille, Jean Genet). Recréer au sein de cette écriture certaines zones de tension, d'ambiguïté, qui appellent chaque spectacteur à un vrai questionnement, tel est l'enjeu de la réécriture. Car si tou.te.s ces auteur.e.s incorporés à la pièce de Molière ont en commun l'énergie de la révolte et de l'insoumission, ils et elles n'ont certainement ni les mêmes idées, ni les mêmes combats. Cette communauté de différences et cette coexistence de plusieurs théâtres en une même pièce constitue l'un des paris esthétiques du projet. A force d’interroger en direct la fascinante figure de Dom Juan, c’est dans les bas-fonds de l’âme humaine que la jeune équipe pénètre et bascule. Les parties chantées (tirées du répertoire de Brigitte Fontaine notamment) et la création musicale de Benoît Lugué accompagnent de façon omniprésente la narration chaotique, faisant de cette pièce un "Dom Juan Remixé".